Histoire de la SEDI

Le projet de créer une Société européenne de droit international est né en 2001. La nécessité de mettre en place un réseau européen qui permette de développer des échanges et une plus grande compréhension entre tous ceux qui travaillent dans le champ du droit international, qu’il s’agisse de responsables gouvernementaux, de diplomates, de conseillers juridiques d’organisations internationales, d’universitaires et chercheurs ou de praticiens, est à l’origine de ce projet. Il n’existait en effet jusqu’alors aucun forum permettant l’organisation de débats à l’échelle de l’Europe élargie au sujet de questions essentielles du droit international, malgré le nombre important de spécialistes européens de droit international d’une part, et de sociétés nationales dévolues àl’étude du droit international d’autre part.

La réunion de lancement de la Société a eu lieu à Florence les 26 et 27 mai 2001 sur l’initiative du comité éditorial du Journal européen de droit international (Philip Alston, Antonio Cassese, Pierre-Marie Dupuy, Bruno Simma et Joseph Weiler) en relation avec le professeur Hanspeter Neuhold de l’Université de Vienne. Le fait que cette réunion se soit déroulée àl’Institut universitaire européen de Florence, institution européenne par excellence, met en évidence l’indépendance de la Société par rapport àtoute association nationale de spécialistes du droit international. Les activités initiales de la Société ont été généreusement financées par l’Académie de droit européen de l’Institut universitaire européen. Elles ont reçu l’appui notable du comité éditorial et de l’équipe du Journal européen de droit international public.

Les participants à la réunion fondatrice étaient : Philip Alston (Rédacteur en chef-Journal européen de droit international), Mariano Aznar (Université de Valence), Andrea Bianchi (Université de Milan), Geneviève Burdeau (France), Antonio Cassese (Italie), Luigi Condorelli (Italie), Wladslaw Czaplinski (Pologne), Pierre-Marie Dupuy (IUE, Université Paris II), Bardo Fassbender (Allemagne), Dieter Fleck (Allemagne), Andrea Gattini (Italie), Vera Gowlland-Debbas (IUHEI, Genève), Christine Gray (Royaume-Uni), Vaughan Lowe (All Souls College, Université d’Oxford), Boldizsár Nagy (Université Centrale Européenne de Budapest), Hanspeter Neuhold (Université de Vienne), Allan Rosas (Communauté européenne), Hélène Ruiz Fabri (Université Paris I), Daniel Thürer (Suisse), Bruno Simma (Université de Munich), Joe Verhoeven (Belgique). Le groupe a décidé à l’unanimité de faire la SEDI une organisation indépendante, basée du moins dans un premier temps à l’Institut universitaire européen.

Relations de la SEDI avec les Sociétés nationales et les autres organisations
Dans de nombreux pays de l’Union européenne élargie et au-delà en Europe, il n’existe pas d’association nationale de juristes internationaux (même s’il existe parfois une branche nationale de l’Association de droit international). Dans d’autres pays, il existe des sociétés nationales. La SEDI a été établie de manière à lui permettre de compléter le rôle irremplaçable joué par les sociétés nationales existantes ou à venir. La SEDI s’engage à éviter la compétition et la duplication, et à faire tous les efforts possibles afin de travailler en concertation avec les sociétés nationales pour assurer un plus haut degré d’interaction entre les différentes organisations nationales.